Sport, oui, et posture ?

Sport, oui, et posture ?

Rien ne sert d’être tonique et musclé si le corps n’est pas en état d’équilibre. En effet, « être beau » à 20 ans et « fichu » à 60 n’a aucun sens. La vie est longue et notre corps s’apparente à un véhicule qui, même d’occasion, ne s’échange pas. Du moins jusqu’à présent. 
Ainsi, s’il vaut mieux entretenir correctement la machine, il faut savoir comment bien faire. Et cela commence par un premier principe : obéir aux lois de la nature physiologique sur l’ensemble de notre corps.

Un muscle à plusieurs propriétés mécaniques :

    • un tonus basal c’est à dire en état de légère contraction permanente afin que le corps garde sa posture, 
    • une excitabilité immédiate et donc sensible, 
    • une contractilité où capacité à se raccourcir, s’épaissir et se durcir,
    • et enfin une élasticité qui permet aux muscles de s’allonger pour revenir, ensuite, à son état de tonus basal. 

La boucle est bouclée. 

Si une de ces quatre propriétés vient à manquer, un déséquilibre va, automatiquement s’instaurer. Peu importe le temps que cela prendra, le déséquilibre viendra. Généralement, c’est après 50 ans que, comme un boomerang, les choses arrivent ! 

Sport, oui, et posture ?

A moins d’être un sédentaire né, les trois premières propriétés musculaires sont souvent respectées. Le bât blesse sur la dernière : l’élasticité. Et pourtant, elle est essentielle, indispensable, nécessaire. Il faut savoir qu’un muscle trop tonique devient, surtout avec les années qui passent, de moins en moins élastique et donc, de moins en moins souple et allongé. 

Afin d’y remédier, et il n’est jamais trop tard, il faut s’aider. Pour cela étirements et assouplissements spécifiques règnent en maître. 

Par ces derniers on entend :

      • des placements adéquats choisis selon les chaines musculaires prédominantes en terme de tonicité,
      • suffisamment de détente et de douceur d’exécution pour ressentir l’élasticité musculaire,
      • une posture maintenue afin que le corps s’assouplisse et s’étire, 
      • une respiration lente et profonde pour que les capteurs musculaires réagissent en fonction de celle-ci. Cela aura pour effet un ressenti juste des bénéfices grâce au relâchement total du mental et du corps,
      • l’utilisation de micro-mouvements à la recherche de davantage d’amplitude afin d’assouplir le corps musculaire, d’étirer les tendons, de mettre en place les tissus adjacents dans une configuration physiologique, d’ôter les tensions formées par une posture, depuis si longtemps,  inadaptée.  

Sport, oui, et posture ?

Pour autant, pas de coup de baguette magique, ce n’est qu’à force de répétition, de persévérance et donc de progression que la posture s’équilibre et qu’avec elle les contraintes mécaniques, les douleurs, les rhumatismes ainsi que les fameuses sensations de corps rigide comme « cartonné » (généralement connues par les plus de 50 ans) s’estompent, se réparent jusqu’à disparaitre à condition que cet entrainement soit continu, progressif et à long terme. 

Donc, oui à l’étirement musculaire, oui à l’allongement des chaines et … qu’en est-il des massages ? Pour ma part, hormis les massages dits « classiques », lorsque je souhaite quelque chose de plus spécifique, j’utilise la dureté du sol pour effectuer de légers massages doux. Juste un paréo afin de laisser le corps glisser dessus. Parfois je rajoute une balle ou un rouleau. 

Un « bon » massage ciblé doit détendre les muscles, tout en eloignant les insertions pour que s’assouplissent les tissus, tels les fascias, et décrispent totalement les tensions, tels les noeuds. 

 

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