Les fascias ?

Les fascias ?

Depuis quelques années maintenant en France,  les mots « aponévrose, fascia, tissu conjonctif … » permettent de mieux comprendre les douleurs du dos. Entre autre.

Les fascias ?

Les fascias ? Explication : 

Ces enveloppes, imprégnées de lymphe et structurés en couches plus ou moins imbriquées, relient entre eux les tissus du corps humains. Au début de la vie (il n’y a qu’à regarder le corps des enfants) ces membranes sont élastiques et s’étirent entre elles, en même temps que les muscles. Puis, avec l’âge, ces élastiques deviennent, si on n’y prête pas l’attention nécessaire, moins souples, comme des cordes qui s’épaississent. A cause de ces phénomènes, le corps en totalité se recroqueville progressivement. 
Ainsi, ces fascias permettent de créer une cohérence tissulaire entre la superficie et l’intérieur du corps. De la peau aux muscles, aux tendons, aux articulations et aussi aux organes fonctionnels et aux viscères … Toutes ces structures sont mobiles et glissent entre elles ; de la tête aux pieds, de la droite vers la gauche, de l’avant vers l’arrière … et le tout en totale congruence.

Les maux divers et variés se déclarent uniquement par manque de mobilité inter-structurelle.

Les fascias ? Leur utilité : 

Il est important de préciser ici que si toutes les parties de notre corps sont reliées entre elles, il n’en reste pas moins que cette interdépendance explique pourquoi, lors d’un traumatisme subi à un endroit précis du corps, il y aura, SYSTEMATIQUEMENT, des répercussions à d’autres endroits. Trop de tonicité musculaire, des chutes, des accidents, trop ou pas assez d’activité sportive, des contraintes articulaires trop poussées … ont pour conséquence de créer des perturbations sur les fascias correspondant. En effet, ce tissu est sensible aux mouvements et aux déformations. Il est très réceptif et peut se ramasser sur lui-même en cas de stress. On comprend ici que « stress sur stress » ne peuvent être correctement gérer sans pause et sans prise de conscience de ces interactions.

Donc, dans ces cas, il y aura toujours « compensation » et donc création d’un « nouveau déséquilibre ».
Déséquilibre sur déséquilibre, la longueur et l’élasticité des fascias, qui conditionnent la qualité de notre mobilité et de notre posture générale, s’en trouvent perturbés. 

Les fascias ? Quelques représentations imagées : 

A l’instar de cette pellicule mi-blanchâtre / mi-transparente, qui se devine lors de la découpe, par exemple, d’une volaille, il suffit de se représenter un fascia rétracté comme un vêtement (une combinaison élastique) trop serré : l’amplitude des mouvements est réduite, les tissus se rigidifient par manque de mobilité, les articulations ne jouent plus tout à fait, leur rôle et le corps, in fine, se tasse sur lui-même et se positionne de façon incorrecte. Comment imaginer alors de pouvoir se mouvoir dans ce vêtement, cette combinaison qui se cartonne progressivement jusqu’à devenir quasi immobile.

Ainsi, c’est un peu, comme si plusieurs feuilles de papier, au départ souples, se collaient entre elles : on obtiendrait un carton fort et épais qui gagnerait la totalité du corps humain, des muscles au diaphragme, du rachis au coeur, des poumons au périnée.

Les fascias ? Les solutions et remèdes : 

C’est donc ce qui se passe en cas d’absence de sollicitation de glissement entre les muscles. Tout mouvement est nécessaire. Pour autant, force est de constater que ce n’est pas toujours ce qui se passe lors de l’effort physique. En effet, certains sports n’utilisent pas nécessairement toute l’amplitude utile des muscles et des articulations. C’est pourquoi les fascias ne sont pas, tout à fait, sollicités. De plus, on s’aperçoit ici, que les étirements et les allongements musculaires sont indispensables pour « décoller » entre elles les adhérences qui se forment systématiquement avec « le temps qui passe ». 

En conséquence de quoi, les techniques « de la balle » (ou Rolfing) sont particulièrement recommandées une fois la rétraction diagnostiquée. Adaptées aux personnes stressées qui éprouvent des douleurs et des tensions dans les lombaires, les cervicales, les muscles trapèzes, le bassin, les hanches … ces massages permettent de « fragmenter », tout en douceur, les plans tissulaires dans les limites physiologiques.

  Ainsi TOUT EST REVERSIBLE. 

Il suffit juste de se préoccuper du « problème » qui ne partira pas, tout seul de lui-même. Il faut du temps, de la persévérance, rester à l’écoute de ses sensations et de ses ressentis … bref, cela correspond aux concepts « à l’air du temps » de la conscientisation, la méditation, l’acceptation, le retour à soi et l’utilisation du « temps présent ».

Plutôt que de se retrouver devant ses écrans, pourquoi ne pas davantage se retrouver face à soi-même ? Se masser, se dorloter, se retendre et se décrisper. Prendre un bain suffisamment chaud, utiliser l’arnica en huile de massage, de badigeonner.
Se retrouver, se « patouiller » et oublier, en accord avec soi, une journée difficile et stressante ; ce que Netflix ne propose pas toujours.