Du périnée au diaphragme

Les abdominaux font partis des muscles les plus couramment travaillés. Depuis plusieurs années le professionnel de la remise en forme ne réalise plus tout à fait le travail de la sangle abdominale de façon identique à ce qui se pratiquait dans les années 80. Mais qu’est ce qui a foncièrement changé ?

Du périnée au diaphragme : qu’en est-il ?

Désormais le travail des grands droit est plus subtil et conscientisé. Il requiert de la part du pratiquant une respiration adéquate ainsi qu’une maitrise du geste quasi parfaite. En effet, le coach sportif demande une « remontée périnéale » qui, de manière physiologique, s’accorde à la perfection avec la « remontée diaphragmatique ». Et c’est ainsi que la sangle abdominale se tonifie.

Pour autant, qu’en est-il de nos « abdominaux classiques » style « remonté de buste » ou « crunch » ? En ce qui me concerne je prendrais position : ce renforcement là n’est pas à proscrire. Cependant, il doit être mis en place au moment opportun.

Du périnée au diaphragme ! Et le reste ?

Ainsi, travailler ses abdominaux en hypopression est « une base » de travail. Sans placement et sans respiration adaptée, aucun renforcement musculaire ne « tient la route ». Par la suite, une fois que ce qui est demandé par l’éducateur physique est compris et acquis, le pratiquant peut « aller plus loin » dans le perfectionnement des grands droits, obliques et transverse. La seule chose qu’il NE FAUT SURTOUT PAS FAIRE sera de commencer par la fin ! Evidemment.

Mais, à qui viendrait-il l’idée de suspendre un tableau au mur alors même que la toiture n’est toujours pas en place ?

Du périnée au diaphragme : méthode.

Concrètement, la respiration et la logique permettent de comprendre ce qu’il est ici demandé. Lorsqu’il est spécifié « gym hypopressive », « travail en hypopression », spécial ventre plat, plancher pelvien, plancher diaphragmatique et autre « creux abdominal », il faut s’imaginer être un ballon qui se gonfle et se dégonfle.

A faire : inspirer l’air par les narines et expirer l’air par la bouche, entrouverte afin de détendre les mâchoires qui ont souvent la fâcheuse manie de se serrer. Inspirer provoque le gonflement du ballon et expirer l’effet inverse. Les abdominaux étant des muscles expirateurs il est nécessaire de se concentrer pour refouler le nombril à l’expiration. A ce stade il faut juste se « brancher » sur ses ressentis et le « naturel » fera le reste. D’où l’importance d’un suivi avec un praticien expert en la matière qui ne peut que vous apprendre à retrouver « l’évidence » qui est en vous en matière de renforcement musculaire.

C’est ainsi que le quotidien « fait son affaire » et que la bonne pratique s’inscrit sur le long terme. Aucun effort violent et aucune crispation ne sont requises. Bien au contraire.

 

Bien vieillir